- histoire de la TV – fin – C.Nick 2

Christophe Nick et son documentaire 2:

«Le temps de cerveau disponible»


 

En 1957, François Chalais parlait précisément de l’image.

Donc on voit des téléspectateurs, de générations différentes, des enfants ensemble, (qui regardent Bambi), des ados ensemble,(qui regardent Elefant Man, un grand film de David Lynch), des adultes ensemble (qui regardent un extrait d’un film épouvantable: Saw3, interdit au moins de 18 ans et qui est 1h30 de tortures abjectes, ce qui leur a servi d’expérience pour un autre film sur la psychologie sociale) et tous regardent quelque chose qu’on ne voit pas.

On regarde ceux qui regardent sans voir ce qu’ils regardent.

L’image est comme on la fabrique et comment elle est reçue. Et le thème de ce documentaire est: Pourquoi on regarde ce qu’on regarde?

Depuis une trentaine d’années, les programmes dérivent vers plus d’intime, plus de conflit, de mises en scène de conflits et de violences à l’image, de violence individuelle.

Pourquoi on regarde ça?

Pourquoi on regarde ce qui est du domaine de l’interdit, du tabou?

Pourquoi on regarde ce qui est horrible?

C’est une vraie question!

Le premier film de la série: «Le jeu de la mort» essaie de comprendre ce que des diffuseurs faisaient et ce qui pouvait se passer sur un plateau.

Pourquoi des diffuseurs proposent-ils des programmes de ce type?

Pourquoi est-on aussi nombreux à regarder ça?

Dans quel état est-on?

Et effectivement, quand on filme des gens en train de regarder une image, quelle qu’elle soit, c’est qu’ils n’ont plus leur tête habituelle. Ce n’est pas une tête de social. Ce n’est pas une tête qui nous parle. Cette tête n’envoie aucun code. On a une impression d’une grande passivité. Que les téléspectateurs reçoivent des choses comme ça, à la limite abrutis.

En fait, on sait que le cerveau fonctionne.

Mais que se passe-t-il quand on regarde des choses horribles?

Quand on voit des gens humiliés, pourquoi ce n’est pas l’empathie qui l’emporte?

Pourquoi ce le plaisir de regarder des gens se faire humilier?

C’est donc toute une histoire, tout un cheminement dès l’origine de la télé. C’est une question déjà posée par François Chalais en 1957.

About these ads

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 283 autres abonnés

%d bloggers like this: