– Mémoires de dictatures-16-espagne

Confrontation avec l’Espagne d’aujourd’hui partagée entre la mémoire et le déni.

TEMOIGNAGES

3ème partie

La Phalange d’avant-guerre était déjà en activité contre les forces de gauche, les syndicalistes et les anarchistes. Après le conflit, elle est intégrée aux nouvelles forces au pouvoir.

«Le mouvement que nous sommes en train d’initier en Espagne n’est pas une copie d’aucun mouvement étranger. Il a appris du fascisme italien, ce que le fascisme a d’imité, d’autorité, et des substitutions, des luttes des classes par unité de coopération. Mais il doit produire en Espagne les résultats spécifiques que peut être atteint dans un pays d’une histoire si longue et si glorieuse, et d’une personnalité si profonde spécifique de l’Espagne.»

Illustrissime Don Jesus Juegos, licencié en droit et journaliste, conseiller national de la Phalange sans interruptions depuis 1934, ancien gouverneur civil de la province de Pontevedra, ancien attaché de presse auprès des ambassades d’Espagne à Lisbonne et à Paris, ancien chef national du syndicat du spectacle, ancien directeur général de la radio et de la télévision et du cinéma et du théâtre. Premier adjoint au maire de Madrid:

«Nous ne voulons pas la paix mais la victoire. Que voulais-je dire par ces mots. Que nous avions conscience que malgré la victoire militaire totale, nous devrons subir plusieurs énormes difficultés politiques et économiques. Il est normal que je prononce ces paroles, car j’étais l’un des membres fondateurs de la Phalange. J’en suis fier. Dès sa fondation, José Antonio nous a dit que la Phalange n’était pas seulement un parti politique. Mais avant tout, une manière d’être un homme. Une manière d’être Espagnol, ou mieux encore, d’être espagnol au XX ème siècle.»

La seconde guerre mondiale assoit le pouvoir de Franco. Il va désormais s’occuper des affaires intérieures du pays.

*

«Franco est mort. On aurait du mal à croire, ce matin, en débarquant à Madrid, que l’Espagne a tourné la plus grave page de son histoire depuis la fin de la guerre civile»

Le général Franco meurt le 20 novembre 1975. Après sa disparition, la mémoire traumatique de la guerre civile, le désir de réconcilier la nation seront l’obsession d’un consensus dominant la vie politique espagnole. Les lois d’amnisties, l’absence de justices rétroactives concernant les années de dictature, vont rendre la transition possible. La réussite exemplaire de cette transition espagnole érige le pays en modèle à usage des pays de l’Europe centrale, d’Amérique latine, à l’heure d’engager leur propre démocratisation.

* * *

 

Une réflexion sur “– Mémoires de dictatures-16-espagne

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