– Mémoires de dictature-20-grèce

PREAMBULE

 

La dictature en Grèce, celle des Colonels, arrivés en une nuit au pouvoir , en 1967, destitués et mis en procès après leur chute, en 1974.

Une justice sans pitié qui infligera plusieurs condamnations à mort, commuées en prison à vie.

Dans la prison de Korydallos, les derniers survivants de la junte purgent encore leur peine. Les autres y sont morts. Tous les gouvernements qui se sont succédés depuis ont refusé d’infliger la sentence.

 

Retour sur cette dictature au berceau de la démocratie, avec le cinéaste Robert (Roviros) Manthoulis

 

Les parents Manthoulis réfugiés suite à la guerre de 1922 avec la Turquie, faisaient partie des plusieurs millions de Grecs qui sont rentrés en Grèce et se sont trouvées dans une petite ville du nord de la Grèce où Robert Manthoulis est né, mais qui grandira à Athènes.

Il fait la guerre pendant l’occupation allemande à Athènes, et ensuite, la guerre civile.

Il se retrouve en France, invité avec son film grec : « Face à face », qui ouvre le festival d’Hyères, juste avant Cannes, le jour même du « Coup d’Etat des Colonels » en Grèce.

Il ne peut plus rentré et est obligé de rester d’abord en Suisse où il a passé quelque temps à Genève. La télévision française « ORTF » qui, voyant son film sortir dans plusieurs pays, dont la Suisse et la France, l’invite à Paris pour commencer une nouvelle émission qui s’appelle: « L’affût du monde », produit par deux journalistes, un du « Monde » et l’autre de « France Soir ».

Il débute ce magazine avec d’autres réalisateurs et se sent un peu responsable car il n’a jamais fait de télévision et cela lui a donné la possibilité de connaître un nouveau média et de voyager. Il adore ce qu’il fait, sortir, partir, aller à la découverte du monde durant plusieurs années. Il a une liberté totale et fait des films, dont certains en coproduction avec la Suisse romande, dans le monde entier.

Robert Manthoulis reste à Paris pendant 7 ans, le temps de la « dictature des Colonels ». Il est interdit en Grèce et on lui avait pris son passeport. Il est obligé de demander un passeport de réfugié et la nationalité française. Enfin, il rentre en Grèce, invité par le 1er ministre de l’époque, pour diriger la télévision de l’Etat. Il n’y en avait pas d’autre d’ailleurs et il démissionne. Puis il y retourne encore car un autre gouvernement avait évité de diriger le programme de la deuxième chaîne d’Etat.

Il reviendra finalement à Paris, où sa famille l’attend.

 

2 réflexions sur “– Mémoires de dictature-20-grèce

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