– construction européenne 4: marché commun

Réponse de l’Angleterre, cette Angleterre giflée par De Gaulle. Le Traité de Rome, signé le 25 mars 1957, crée la Communauté Economique Européenne (CEE). [keystone]

L’EUROPE

« MARCHE COMMUN»

 

En 1957, la communauté européenne à six a une population à peu près équivalente à celle des États-Unis. Mais ses 172 millions d’habitants ont cependant une économie infiniment moins développée que ceux vivant de l’autre côté de l’Atlantique. Le produit intérieur brut total des Européens est presque trois fois inférieur à celui des Américains. L’Europe ne s’est pas entièrement relevée des décombres de la seconde guerre mondiale. Sa population est jeune, un Européen sur trois a moins de 19 ans et nous sommes dans un autre monde. Un monde qui vit et travaille à la campagne, ceci pour une personne sur cinq.

http://www.traitederome.fr/fr/histoire-du-traite-de-rome/l-heritage…

« Nous promettons que chacun de nous assemblera nos ambassadeurs, gens notables et gens de grande autorité, munis des plus larges pouvoirs et de son sceau, réunis ce dimanche dans la cité de Bâle, afin qu’ils y demeurent tous pendant les 5 ans fassent, constituent, et représentent un vrai corps, communauté ou collège. Que ces 5 ans de cette assemblée de Bâle, une fois écoulées, cette même assemblée se réunira et siègera au cours des ans suivants, dans une ville de France et qu’au cours de la 3ème période de 5 ans dans une cité d’Italie de sorte qu’une rotation de 5ans en 5 ans jusqu’à l’assemblée elle-même ou la majorité de celle-ci juge de voir, d’en disposer autrement, l’assemblée elle-même ai un seul conseil propre et spécial et qu’un seul président en soit le père et la tète. »

Cette promesse est signée par le roi de Bohême
Georges de Podiebrad. Elle date de 1463. Le 25 novembre de cette année-là, Lev de Rozmital, Seigneur Tchèque part de Prague pour rendre visite à tous les royaumes chrétiens, mais aussi à toutes les principautés religieuses et civiles en terre germanique.
Au moment de son départ, Lev de Rozmital donne, pour une raison officielle, que ce périple doit luipermettre de tirer, au mieux, profits et avantages pour sa propre vie, de s’exercer dans l’art militaire, et d’étudier les usages des différents pays.
Ces motivations officielles cachent en fait une mission diplomatique secrète par essence. Il part, en ambassadeur du roi Podiebrad afin de convaincre les rois des pays qu’il va visiter, d’adhérer à un grand projet : « Une Fédération européenne des différents royaumes et principautés indépendantes du pape et de l’empereur germanique ».
Le roi de France Louis XI sera séduit par ce projet qui place la France à la tête de cet organisme. Afin de convaincre les autres souverains, Georges de Podiebrad s’offrira de les aider contre l’avancée turque dans le monde chrétien en mobilisant cette fédération d’états et en proposant un conseil permanent chargé de régler les litiges réciproques des princes.

Cette idée d’Europe ne date pas d’hier. L’intention d’étendre le champs politique à un espace plus grand que celui délimité par les frontières, est en effet ancienne. Comme l’est aussi les intentions marchandes.

Quelques siècles plus tard c’est le chapitre commercial qui va permettre le bond en avant à cette Europe en construction: « le marché commun »

 

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