– Europe: lobbies et sectes à Bruxelles -14 Stratégie et groupes de pression

Stratégie et groupes de pression

Lobby et think tank

Valérie Rampi porte-parole de Siim Kallas, commissaire européen chargé de l’administration, de l’audit et de la lutte antifraude.

La démarche initiale est une démarche volontaire.

Elle ne se positionne pas comme une démarche défensive suite à des scandales ou à des constats de mauvaises pratiques. Bien au contraire!

L’idée est de lancer ce registre avant qu’un scandale n’explose.

On a bien vu aux USA avec les scandales déclenchés autour de M.Abramoff, les dommages qui pouvaient être faits et surtout, ce que pouvaient impliquer les précipitations parce qu’évidement, il est passé sur la défensive et il a fallu penser à une législation d’urgence etc..

La démarche du commissaire Siim Kallas est totalement différente.

C’est l’agissement avant qu’un tel scandale n’explose. C’est dans l’intérêt de tous!

La représentation d’intérêts est quelque chose de légitime et il est normal que cela se fasse dans la transparence. Donc l’idée à la base est le défi de lancer l’idée aux acteurs du lobbying à Bruxelles. C’est de dire: « Voilà! Faisons le pari de la transparence. Jouez le jeu et vous verrez que ce sera bénéfique pour tous et pour la Commission européenne. Pour que tout un chacun, la quantité d’informations soient maintenant disponibles sur ceux qui essaient d’influencer la prise de décisions. Et pour les acteurs eux-mêmes, dans la mesure où ils montrent noir sur blanc qu’ils n’ont rien à cacher. »

C’est le bon moment, parce que ce qui est intéressant, c’est que l’énorme majorité est prête à jouer le jeu.

Mais on voit que les acteurs comme les « Cercles de réflexions », les fameux Think Tanks, où les avocats, eux , ne jouent pas le jeu.

Pourquoi? Les journalistes ne posent cette catégorie de questions.

On n’a pas encore entendu d’avocats ou de « Cercles de réflexions » qui revendiquent leurs parts d’opacité sur le marché.

Ce qu’on a entendu de la part des « Cercles de réflexions » c’est: « Nous ne sommes pas des lobbyistes. »

 

Pour les avocats, l’écho est plus subtil. Les associations d’avocats se sont elles enregistrées? Ce sont les cabinets d’avocats individuels qui eux sont récalcitrants.

De quoi s’agit-il au fond?

L’avocat, quand il exerce son métier d’avocat, fait son métier. Il n’y a pas lieu pour lui de s’enregistrer.

Mais il y a l’autre partie du métier d’avocat qui consiste à travailler en tant que lobbyiste. Et c’est là que la Commission européenne invite les avocats qui ont ce double rôle dans leurs fonctions en tant que lobbyistes à s’enregistrer.

Ce qui est normal, sinon il y a concurrence déloyale vis-à-vis des autres acteurs sur le marché. Donc actuellement, la Commission européenne est en pourparlers étroits avec les avocats pour les convaincre à s’enregistrer.

Un autre argument avancé par les avocats est: « la protection des données personnelles ». Le fait est qu’ils ne peuvent pas, pour des raisons de protection de données personnelles et de la confidentialité de leurs clients, donner le nom de leurs clients et leurs chiffres d’affaires.

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