– histoire de la télévision – 6 – vue d’un historien/2

Point de vue d’un historien – 2


François Vallotton travaille sur l’audio-visuel et il a une grande accessibilité au matériel et leurs contenus.

L’histoire de l’audio-visuel est très ancienne et pendant 20 ou 30 ans, ce sont les sources papiers, témoignages ou histoires faites par les acteurs de la radio et de la télévision, sur lesquels il a pu travailler et il est accablé par une masse de documents, ce qui pose un problème aux chercheurs. Comment entrer dans des corpus aussi larges et dans lesquels il est extrêmement difficile de naviguer.

Quand il travaille sur du papier, sur la presse, il peut rapidement feuilleter un journal ou un dossier.

C’est beaucoup plus difficile de travailler sur de l’audio-visuel car il faut écouter et visionner un grand nombre de d’émissions. Cela pose le problème de la sélection des documents en amont et heureusement, il peut disposer de bases de données qui sont de plus en plus précises.

Le deuxième aspect est la nécessité de faire une histoire de l’archive elle-même. Il est confronté à un matériel pléthorique mais aussi disparate, dans la mesure où la conservation s’est faite dans une logique de production, c’est-à-dire la récupération d’un matériel qui pourrait être jugé important pour les producteurs de radio et de télévision et non à des fins patrimoniales.

Il faut être conscient que le matériel sauvegardé et préservé aujourd’hui, est un matériel lacunaire, un matériel troué, qui n’est pas totalement en adéquation avec la programmation d’une période donnée. Donc il faut travailler les images et les sons en fonction des grilles de programmes, des journaux de programmes et des sources papier qui étaient conservées de manière plus ou moins régulières et systématiques, soit au sein des unités régionales, soit au sein de la SSR.

L’historien travaille avec des documents et son travail de chercheur et d’enseignant est de donner à entendre et à voir aux étudiants, différentes émissions afin d’étudier comment elles sont construites, sur des grilles d’analyses qui sont parfois figées. La réflexion est intéressante dans la mesure où il ne faut pas prendre une thématique abordée par des sociologues ou des journalistes et auteurs de documentaires, par rapport à une question comme la télé-réalité.

On peut avoir la tentation de voir celle-ci que dans son expression de ces dix dernières années, parce qu’il est vrai qu’à partir de 1999-2000, ce type de programmes commence à être nommé ainsi, sans voir finalement que toute une série de logiques, de mécanismes, abordés ou pris en compte dans la télé-réalité, sont des choses beaucoup plus anciennes qu’on peut faire émerger dès le début de la télévision, voire les années 1960-1970.

D’un point de vue historique, la radio, le cinéma sont les représentations de l’avant-télévision.

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