– histoire de la télévision – 7 – vue d’un historien/3

Point de vue d’un historien – 3


C’est une autre composante de la démarche que François Vallotton essaie un peu de conduire, comme dans beaucoup d’autres qui sont réalisées sur un seul média, sur une seule forme d’expression quand on aborde l’histoire des médias.

Il est important de la décloisonner et de travailler l’analyse des formats et des productions dans une perspective beaucoup plus large, de regarder les influences des médias qui peuvent paraître entre cinéma et télévision, entre presse et radio. Un regard plus large doit être développé et est parfois peu présent dans certains travaux des spécialistes qui ne regardent que leur médium de prédilection.

Il y a une manière différente de traiter l’histoire pour chacun des médias et on s’en aperçoit dès la naissance du développement de tous médias.

Au moment où la radio se développe dans les années 1920-1930, elle va devoir développer ses propres styles, ses propres formats par rapport à d’autres formes de communication, d’information et de divertissement. Des rapports de complémentarités mais aussi de concurrence avec la presse vont se développer dans la question de l’information.

On a les mêmes phénomènes avec l’arrivée de la télévision qui va à la fois s’inspirer d’un format radiophonique et s’inspirer d’un certain nombre d’expériences dans les domaines cinématographiques, et en même temps, développer son propre langage, sa propre esthétique.

Aujourd’hui il y a internet qui s’impose désormais dans le paysage médiatique.

Pour François Vallotton, c’est un horizon très important pour le 3ème volume, puisque toute cette révolution technologique est finalement une sorte de fil rouge de cette analyse portant sur les années 1980 à 2010.

Internet n’a pas tout de suite été considéré comme un médium à part entière. Les potentialités d’internet sont apparues progressivement. Dans un premier temps par la radio et la télévision, internet n’était vu que comme une sorte de plate-forme qui permettait un complément d’ informations ou de rediffusions d’un certain nombre de productions.

Progressivement s’est développée l’idée qu’internet devenait un médium à part entière et qui demandait l’élaboration d’une esthétique propre qui n’était plus celle, ni de la radio, ni celle de la télévision. C’est très important et on est au coeur des enjeux de ce qu’on appelle la convergence technologique apportée par tous les enjeux du numérique.

Finalement, Internet devient un médium à part entière qui va se nourrir des expériences développées des formats radiophoniques et télévisuels, mais aussi développer de nouvelles potentialités, de nouvelles esthétiques. On retrouve les mêmes problèmes lors de l’émergence de la radio et de la télévision.

On a souvent trop tendance à ne voir les médias électroniques que sous l’angle de leur reflets de la société. D’ailleurs on a souvent cette image que les médias sont comme les miroirs de la société. Alors que ces médias sont l’expression révélatrice d’un certain nombre de transformations, d’un certain nombre d’évolutions au niveau des mentalités encore relativement diffuses.

Maintenant, il ne faut pas oublier que ces médias jouent également un rôle actif. Ce ne sont pas simplement des éponges, mais de véritables vecteurs de la transformation sociale et politique. Et lorsque l’on s’intéresse à ce domaine, on voit qu’un certain nombre d’émissions ont pu jouer un rôle important dans l’accélération de certains phénomènes.

Il faut toujours faire très attention de ne pas voir les médias comme des éponges, des sortes de miroirs de la société et en même temps, ne pas surestimer leurs impacts. Car il ne faut pas oublier que les formes de réception des médias sont très différenciées. Les spectateurs ont des modes d’approche, d’appréhension et de formes culturelles différenciés dans la réception de ces médias

La réaction François Vallotton en voyant ce documentaire: « le temps de cerveau disponible » est double. Des choses l’ont beaucoup séduit dans cette émission.

Premièrement, la télévision commence à parler d’elle-même. C’est un phénomène relativement neuf. La télévision détestait parler d’elle-même et elle commence à la faire de plus en plus. « Histoire vivante » en a été également l’actrice en participant à un documentaire réalisé par Eric Burnand, en 2008, avec le documentaire « guerre froide à la TSR» diffusé par TSR.

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