– Histoire de la TV – 31 – Vouillamoz9

Raymond Vouillamoz: partie 9

POINT DE VUE D’UN SUISSE SUR LA CONCURRENCE FRANÇAISE.


Jacques Mouriquand: «Mais en homme d’images que vous êtes, vous savez également que l’usure apparaît vite avec la télévision. Qu’il y a sans cesse l’obsession de renouveler, d’inventer, et d’une certaine manière avec la télé-réalité, d’ouvrir des boîtes de Pandore de plus en plus profondes.»

Raymond Vouillamoz: «Oui, dans certains pays.»

Jacques Mouriquand: «Là, vous dites qu’il y a des fractures géographiques, enfin des différences culturelles?»

Raymond Vouillamoz: «Des différences culturelles, oui!

Bon, je n’ai pas vu en France, des jeux qui dérapent.

J’ai vu des jeux stupides qui ne m’intéressent absolument pas. Mais je n’ai pas vu des jeux qui dérapent de façon déontologiquement importante. Il y a, dans des pays où la télévision est moins née de la culture, comme en Espagne, en Italie, même en Angleterre ou aux Etats-Unis où là, vous pouvez avoir des dérapages. De nouveau, ce sont des dérapages de la société qui se retrouvent à la télévision. Je pense que les télévision, que ce soit dans les services publiques ou privés, sont une sorte d’émanations de la société dans lesquelles elles évoluent. Et je vois peu de pays d’expression française, aujourd’hui, capables de ne pas avoir un certain point de vue civique sur les choses.

Après vous avez d’autres choses, des gens qui démolissent la télévision systématiquement, en disant que…»

Jacques Mouriquand: «Qui en font un monde complet!»

Raymond Vouillamoz: «Voilà! Et puis quoi! Qui en font une sorte de bouc émissaire de tout. Mais on a fait ça avec le cinéma! On a fait ça avec la musique! Qu’est-ce qu’on a pas entendu sur le jazz par exemple! Le jazz a été condamné comme la télévision!

Je suis tout-à-fait pour la critiquer. Mais je ne pense pas qu’on peut la critiquer en soi. On peut critiquer l’usage qu’on en fait. De toute façon, on peut la critiquer et ça ne sert à rien puisqu’elle est là! Et quelque soit son mode de diffusion à l’avenir, du téléphone à l’ordinateur, la production en elle-même ne change pas de nature politique. Elle change de nature technologique. Mais à la fin, ce sont toujours des idées d’une personne ou d’un groupe de personnes qui sont transmises par des sons et des images. Et ce qui compte au départ, ce n’est pas la manière dont sont transmises ces idées de base. Que vous retrouviez ces idées sur Internet ou sur un vieux poste de télévision c’est la même chose!»

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :