– histoire de la TV – fin – C.Nick 3

Christophe Nick et son documentaire 3:

«Le temps de cerveau disponible»


 

Christophe Nick et son équipe voulait montrer trois générations de France, des personnes presque adultes qui vont avoir des enfants.

Parce qu’on est dans quelque chose de «civilisationnel».

La télévision n’a que 60 ans et pourtant personne ne peut imaginer aujourd’hui ce qu’a pu être la vie sans télé. Elle est complètement au centre de nous, elle nous façonne et jusqu’où ça glisse comme de l’eau sur les plumes d’un canard.

Ce questionnement-là a intéressé C.Nick et il a beaucoup appris avec B.Stiegler qu’on voit beaucoup dans ce documentaire.

Bernard Stiegler est un philosophe, mais aussi l’ancien patron de l’INA, l’Institut National de l’Audio-visuel, ainsi que directeur de Beaubourg. Il a donc une réflexion en terme de créativité, de création, d’industrie de l’image et de philosophe.

C.Nick et B.Stiegler ont tenté de comprendre les effets de 30 ans d’un domaine très particulier, la télé, ses divertissements et les magazines.

Comment ils ont glissé pour aller vers la télé-réalité, vers le trash, vers ce qui est insupportable. Pourquoi et comment la télé s’est installée petit-à-petit dans les foyers en s’y mettant au centre, prenant la place de la famille pour la relier.

Et chacun dans sa bulle, en train de regarder l’écran.

Extrait du documentaire:

Valérie Patrin-Leclère: «Qu’il soit satisfait ou pas satisfait, peu importe! Du point de vue économique, il va compter comme un consommateur. Il va permettre de rentabiliser la dynamique de la chaîne. Il va satisfaire la logique de la chaîne. Alors, le discours n’est pas forcément très explicite de la part du diffuseur, parce que c’est très risqué. Mais du point de vue symbolique, ça fonctionne vraiment comme ça! On est dans une logique marketing! On va pré-catégoriser les téléspectateurs!»

Bernard Stiegler: «Il y a celui qui aime, celui qui déteste mais qui veut comprendre pourquoi l’autre aime, celui qui a lu les polémiques et qui avait décidé de ne pas regarder mais qui va regarder quand même, celui qui veut se moquer de ceux qui regardent, celui qui fait semblant de se moquer de ceux qui regardent mais qui regarde quand même…»

Valérie Patrin-Leclère: «On va donner des prétextes pour regarder, y compris: «Vous n’aimez pas ce programme, il n’est pas fait pour vous, mais le débat social s’est porté aujourd’hui sur Loft Story! Donc il faut que vous sachiez de quoi on parle! Il faut que vous le regardiez!»»

Bernard Stiegler: «Ce qui est intéressant là-dedans, c’est que c’est une addition et qu’au bout du compte, on va ramener progressivement, devant l’écran un nombre considérable de spectateurs. Et donc on va pouvoir alimenter une activité publicitaire extrêmement intense.»

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