– WEB 2.0 – 3

Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

Posté par Ayla Roble


Réflexions sur l’entreprise, le management, la collaboration et les réseaux sociaux. 3

Vers l’entreprise 2.0


Lorsqu’on parle de communauté en entreprise en pense d’abord aux communautés de pratiques. Ensuite ont émergé les communautés d’intérêt. Un point commun, comme dit ci-dessus : on en connait les leviers et on sait historiquement que ce sont des choses difficiles à mettre en place de manière institutionnelles dans l’entreprise.

Aujourd’hui les entreprises ont l’impression que tout peut être transformé en communauté en un clic a tel point qu’on voit désormais le nom de communauté accolé à des groupes humains qui ressemblent à tout sauf à des communautés. Pas étonnant donc que ces groupes que l’on entend gérer comme des communautés fonctionnent si mal, si peu et que le résultat soit soit parfois si devant au regard des efforts obtenus.

Mais quelles en sont les raisons ?

Au départ il y a le fameux web 2.0 et sa dimension communautaire. Car, reconnaissons le, le web est vraiment communautaire et pour cause : il propose à la fois les outils permettant aux personnes désireuses de s’investir sur un sujet, de trouver leur pairs puis d’organiser leurs échanges.

Ajoutons à cela la masse critique d’utilisateurs du web (comparé au nombre de salariés d’une entreprise) et on comprend pourquoi le web est en quelque sorte devenu le paradis de la communauté.

Les choses se sont compliquées lorsque l’entreprise s’est intéressée au phénomène, que ce soit en interne ou en externe.

En externe parce que les marchands du temple leur ont dit que leurs clients et prospects étaient des communautés, chose qui peut s’avérer vraie mais qui est souvent discutable.

Ensuite on leur a dit qu’elles pouvaient créer des communautés ex-nihilo, en oubliant une donnée fondamentale : le web a hébergé et supporté des communautés mais l’envie communautaire existait la plupart du temps dans l’esprit de leurs membres. Le web n’a donc pas créé de communautés, il les a accueilli. On ne crée pas de communautés, on stimule le sentiment communautaire et c’est une nuance de taille.

En interne ensuite. Peinant à monter des communautés de pratiques (dont on sait que par définition c’est une tâche très difficile), on leur a dit qu’en utilisant les mêmes outils que sur le web elles auraient le même résultat.

Là encore c’est une terrible méprise. A la fois pour les raisons liées à la nécessité qu’une envie communautaire pré-existe chez les salariés et ensuite parce que le contexte même de l’entreprise (fiche de poste et évaluation) rend sa concrétisation difficile. L’entreprise a donc été dans une certaine mesure trompée par le discours des éditeurs qui leur promettaient de “créer des communautés en un clic”.

Ce que le logiciel permet de créer c’est des espaces communautaires, pas des communautés. Il ne permet en aucun cas de s’affranchir des conditions, connues de longue date, de succès d’une communauté de pratiques en entreprise mais rend les choses infiniment plus simples une fois qu’elles sont remplies.

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